Blogue de l'aqpp http://www.monpharmacien.ca Un site utilisant WordPress Tue, 06 Aug 2019 20:09:10 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.8.9 Patient voyageur : passez en pharmacie avant de partir http://www.monpharmacien.ca/patient-voyageur-passez-en-pharmacie-avant-de-partir http://www.monpharmacien.ca/patient-voyageur-passez-en-pharmacie-avant-de-partir#respond Tue, 06 Aug 2019 20:04:56 +0000 http://www.monpharmacien.ca/?p=3759 Votre pharmacien peut vous aider à préparer vos médicaments avant votre départ. De plus, il peut vous prescrire des médicaments pour la diarrhée du voyageur, la prévention de la malaria et du mal aigu de montagne. Pour connaître tous les services en pharmacie offerts pour les voyageurs, écoutez l’entrevue de Beverly Salomon, pharmacienne propriétaire à Montréal.

]]>
http://www.monpharmacien.ca/patient-voyageur-passez-en-pharmacie-avant-de-partir/feed 0
Cessation tabagique: Et si vous aviez votre propre coach? http://www.monpharmacien.ca/cessation-tabagique-et-si-vous-aviez-votre-propre-coach http://www.monpharmacien.ca/cessation-tabagique-et-si-vous-aviez-votre-propre-coach#respond Mon, 10 Jun 2019 12:55:35 +0000 http://www.monpharmacien.ca/?p=3698 Statistiques choquantes, emballages repoussants, investissements majeurs en campagnes de sensibilisation, lois restrictives: la cigarette est certainement l’ennemie #1 de la santé publique. Si plusieurs ont réussi à s’en détacher, beaucoup en sont encore adeptes. C’est qu’en effet, la dépendance qu’elle crée est tout aussi intense que ses effets néfastes sur la santé.

La pharmacienne propriétaire Isabelle Leclerc approche le processus de cessation tabagique avec beaucoup de compassion et jette un éclairage rassurant sur ce que peut faire le pharmacien pour aider les patients qui souhaitent éteindre pour de bon.

1-2-3, j’arrête… Lundi prochain!

« Je perçois notre rôle comme celui de pharmacien de famille, un coach qui peut soutenir et prendre en charge le patient qui veut arrêter de fumer », explique Isabelle Leclerc. Certains patients sont prêts à arrêter, d’autres pas du tout. C’est une des premières actions que peut poser le pharmacien: valider où se situe le patient dans sa réflexion.

« Lorsqu’un patient me dit qu’il veut arrêter de fumer, je le félicite et je lui demande quelles raisons motivent sa décision », raconte-t-elle. Les motifs à l’origine de la démarche constituent la base du plan d’action de la cessation tabagique: « Je leur dis d’écrire ces raisons sur un bout de papier et de les relire souvent. »

Le pharmacien peut alors prescrire différentes options de traitement: timbres, gommes, pastilles, etc. Si ces avenues ne conviennent pas au patient ou qu’elles ont déjà été empruntées sans succès, le pharmacien peut aussi écrire une note au médecin pour lui recommander de prescrire d’autres thérapies comme le Champix ou le Brupopion.

Rechuter

« D’entrée de jeu, il faut comprendre que l’échec fait partie du traitement. Plusieurs ex-fumeurs le disent, ils ont rechuté plusieurs fois avant de réussir. Ça fait partie de l’expérience, affirme la pharmacienne. On prescrit des timbres pour 7 jours et ce n’est pas pour rien. C’est pour nous permettre de revoir le patient, de discuter avec lui et de faire les ajustements nécessaires au besoin. »

Étant donné que les aides à la cessation tabagique sont remboursés par la RAMQ pour une période de 12 semaines consécutives par année, un patient qui rechute à l’intérieur de cette période, et qui saute une semaine de prescription, se verra refusé le remboursement de ses timbres une fois prêt à faire un nouvel essai. « Même si on explique au patient qu’à court terme les timbres lui coûteront moins cher que les cigarettes, plusieurs se découragent », regrette Madame Leclerc.

S’entourer et s’outiller

La pharmacienne est catégorique : c’est l’environnement dans lequel évoluera le patient pendant sa démarche de cessation tabagique qui aura l’impact le plus significatif sur ses chances de succès ou d’échec. Par exemple, celui-ci gagnera à annoncer sa décision à ses proches afin qu’ils puissent le soutenir dès les premiers symptômes de sevrage.

« En plus des suivis en personne ou par téléphone avec son pharmacien, le patient peut aussi se tourner vers plusieurs outils en ligne comme le site J’arrête.ca ou les applications mobiles telles que Kwit, qui permettent au patient de suivre l’évolution de ses progrès ou même de recevoir des textos d’encouragement », recommande Isabelle Leclerc.

Et vous, quelles étaient vos raisons d’arrêter de fumer?

Isabelle Leclerc, pharmacienne propriétaire, Uniprix, Sainte-Marie

]]> http://www.monpharmacien.ca/cessation-tabagique-et-si-vous-aviez-votre-propre-coach/feed 0 L’importance du tandem pharmacien-patient dans le suivi de l’hypertension http://www.monpharmacien.ca/suivi-hypertension http://www.monpharmacien.ca/suivi-hypertension#respond Thu, 23 May 2019 12:37:39 +0000 http://www.monpharmacien.ca/?p=3682 On qualifie fréquemment l’hypertension artérielle de maladie silencieuse. Pourquoi? Bien souvent, les gens qui vivent avec cette condition n’en ressentiront pas les symptômes. Dans ce contexte, la participation des pharmaciens à la détection de la maladie est très importante. Mais leur rôle est loin de s’arrêter là…

Les premiers pas

« Parfois, les gens viennent nous consulter en pharmacie parce qu’ils ne se sentent pas bien ou qu’ils veulent faire prendre leur pression. On observe parfois des valeurs anormales et en discutant avec eux, on peut les référer à leur médecin », explique Guillaume Lamarre, pharmacien propriétaire d’un Familiprix à Amos.

Si un diagnostic est posé par le médecin, la suite du parcours est souvent déstabilisante et chargée d’émotions pour le patient. Devant lui : le début d’un nouveau traitement et fort probablement le changement de plusieurs habitudes de vie.

Bien sûr, lorsque le patient se présente en pharmacie avec sa prescription, le pharmacien est là pour lui fournir toutes les explications nécessaires en lien avec son traitement. Cependant, la qualité du suivi comptera pour beaucoup dans le processus de prise en charge du patient et de sa maladie.

Traiter, enseigner et accompagner

Le pharmacien pourra faire plusieurs choses pour son patient. D’abord, il a la responsabilité de s’assurer que le traitement est efficace. Il aidera également le patient à gérer les effets secondaires selon le médicament prescrit. Il s’assurera de plus que les tests de laboratoire nécessaires ont été faits, etc.

« Si l’hypertension est mal contrôlée, on peut faire l’ajustement de la médication dans certaines conditions. On peut même accompagner les patients pour le suivi de la pression en pharmacie ou lui montrer quel modèle de tensiomètre peut convenir à sa condition ou ses habitudes de vie. », ajoute M. Lamarre.

L’enseignement au patient est capital. Qu’est-ce que l’hypertension? Pourquoi faut-il la traiter? Quelles sont les conséquences si on ne la traite pas? Guillaume Lamarre rappelle que l’hypertension est encore méconnue et que toutes ces questions devraient être abordées par le pharmacien avec le patient.
Ce genre de discussion favorisera aussi l’observance au traitement. « Souvent, les gens ne se sentent pas trop mal, alors ils ont tendance à arrêter la médication », explique-t-il.

Au-delà de la médication

La bonne gestion des maladies chroniques passe évidemment par l’adoption d’un mode de vie sain et l’hypertension n’échappe pas à la règle. Bien plus facile à dire qu’à faire, le pharmacien est également présent pour conseiller le patient sur les habitudes à changer ou à adopter pour améliorer sa condition de santé.

« Je dis souvent à mes patients d’y aller une habitude à la fois. Par exemple, s’ils sont prêts à arrêter de fumer, on peut leur prescrire les timbres. C’est fréquent aussi de voir des gens pour qui la cause principale de l’hypertension est le stress, alors on peut leur suggérer des intervenants à consulter pour mieux le gérer », raconte le pharmacien.

Le pharmacien est souvent le professionnel que le patient hypertendu consultera le plus souvent, parfois à chaque mois. Cette situation met en lumière toute l’importance pour un patient souffrant d’hypertension, ou d’autres maladies chroniques, d’avoir accès facilement à un professionnel de la santé qui connaît bien son historique et avec qui il peut établir une relation de confiance.

Guillaume Lamarre, pharmacien propriétaire, Familiprix, Amos

]]>
http://www.monpharmacien.ca/suivi-hypertension/feed 0
Traitement de la dépression : votre pharmacien est là pour vous aider! http://www.monpharmacien.ca/traitement-contre-la-depression-votre-pharmacien-est-la-pour-vous-aider http://www.monpharmacien.ca/traitement-contre-la-depression-votre-pharmacien-est-la-pour-vous-aider#respond Fri, 10 May 2019 14:00:53 +0000 http://www.monpharmacien.ca/?p=3651 La dépression majeure est un trouble mental qui touche entre 15 et 20% des Canadiens au moins une fois au cours de leur vie. Pour traiter cette condition, il est souvent recommandé de combiner des interventions psychologiques avec un traitement pharmacologique. Dans ce contexte, pour surmonter la maladie, il est très important de suivre les consignes du médecin et du pharmacien.

La pharmacienne Nouha Fadlallah, propriétaire d’une pharmacie à Pierrefonds, explique que lorsqu’un patient se présente à sa pharmacie avec une ordonnance pour la dépression, la première recommandation est qu’il faudra prendre son médicament de façon régulière et aviser son pharmacien de tout effet secondaire. Elle analyse le dossier du patient afin de voir s’il y a des interactions importantes avec d’autres médicaments qu’il prend, même ceux en vente libre. « Tous les médicaments, même ceux pour le rhume, doivent être évalués du point de vue des interactions possibles ».

Contrôler les effets secondaires

Madame Fadlallah nous explique que pour une meilleure tolérance et pour minimiser les effets secondaires, on commence en général le traitement par la plus faible dose du médicament. Après une semaine, on l’ajuste à la dose la plus efficace. Le pharmacien s’assure donc de l’efficacité et de l’observance du traitement à chaque renouvellement.

Les effets bénéfiques peuvent généralement être ressentis après quatre semaines. Pourtant, pour certains patients, trouver le bon médicament et la bonne dose peut prendre plus de temps. Il se peut aussi que le médicament soit efficace pour traiter la dépression, mais que le patient ressente des effets secondaires importants. Dans ce cas, le pharmacien contacte le médecin afin de suggérer un autre médicament.

Contrôler la durée du traitement

En général, les symptômes de la dépression, comme la fatigue et la tristesse, disparaissent dans les trois premiers mois de traitement. Dans cette période-là, le patient sera probablement en mesure de reprendre ses activités et de retourner au travail. Pour un premier épisode de dépression, le traitement dure normalement de six à douze mois. Pourtant, le traitement pourrait atteindre 24 mois selon le cas. Cette période de maintien est importante afin d’éviter une rechute.

Le pharmacien accompagnera le patient pour diminuer le médicament peu à peu afin de minimiser les symptômes de sevrage : à tous les deux jours, deux fois par semaine, etc. « Toutefois, dans des cas où la dépression revient, exemple dans le cas d’un troisième épisode de dépression, normalement on n’arrête pas l’antidépresseur, car c’est très difficile après une troisième rechute de traiter la dépression ».

Pourtant, même si le patient se sent mieux, il ne faut jamais arrêter de prendre ses médicaments ou réduire la dose sans en avoir discuté avec son médecin ou son pharmacien. « Si ça fait, disons, plus de six mois que le patient est sous médication, les récepteurs de son corps sont habitués. S’il arrête tout d’un coup, c’est sûr que le corps va réagir, il va y avoir des effets secondaires à cause de l’arrêt du médicament », alerte madame Fadlallah.

Si vous vous posez des questions sur le traitement de la dépression, n’hésitez pas à communiquer avec votre pharmacien : il est un allié important dans le traitement de la dépression.

Nouha Fadlallah, pharmacienne propriétaire à Pierrefonds

]]>
http://www.monpharmacien.ca/traitement-contre-la-depression-votre-pharmacien-est-la-pour-vous-aider/feed 0
L’importance des conseils de votre pharmacien sur les médicaments http://www.monpharmacien.ca/limportance-des-conseils-de-votre-pharmacien-sur-les-medicaments http://www.monpharmacien.ca/limportance-des-conseils-de-votre-pharmacien-sur-les-medicaments#respond Thu, 18 Apr 2019 13:21:18 +0000 http://www.monpharmacien.ca/?p=3606

Dans son numéro du 1er mai, le magazine L’actualité présente une recherche de la journaliste scientifique Valérie Borde sur les dangers liés à la consommation simultanée de nombreux médicaments pour traiter de multiples problèmes de santé.

Les chiffres rapportés par le magazine donnent le vertige : chez les 65 ans et plus, un Canadien sur quatre prend plus de 10 médicaments différents par jour, selon l‘Institut canadien d’information sur la santé.  D’où l’inquiétude de plusieurs professionnels de la santé rapportée par L’actualité.

Pour la gériatre Cara Tannenbaum, chercheuse à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal, « un médicament sans effet secondaire, ça n’existe pas ». Ainsi, plus on consomme de médicaments, plus le risque d’effets secondaires de l’une ou de l’autre des interactions entre médicaments ou de contre-indications augmente, signale-t-elle avec justesse.

Le magazine rapporte aussi les propos de Judith Choquette, pharmacienne propriétaire de Longueuil, qui vit quotidiennement avec ce phénomène auprès d’une clientèle composée majoritairement d’aînés défavorisés, souvent aux prises avec de multiples maladies. « Je suis comme un gardien de but qui intercepte les risques d’interactions et les médicaments inappropriés », dit-elle. Plusieurs fois par jour, la pharmacienne doit rappeler des médecins de famille, des urgentistes ou des spécialistes pour tenter de faire modifier des ordonnances qu’elle estime risquées. Heureusement qu’elle veille sur ses patients!

Est-il possible de renverser cette tendance à la surmédicamentation qui résulte souvent du traitement de maladies multiples et/ou chroniques? Il semble bien que oui, nous dit l’auteure de l’article, constatant que de nombreux aînés ont aujourd’hui retrouvé une meilleure qualité de vie après avoir diminué le nombre de médicaments dans leur pilulier. Ces gens sont les premiers bénéficiaires d’un mouvement qui commence à se répandre dans les systèmes de santé partout dans le monde : la déprescription, née du constat terrible que, parfois, les médicaments font plus de mal que de bien.

Faut-il alors mettre les pilules à la poubelle? « Surtout pas ! » prévient la gériatre Cara Tannenbaum. « Les médicaments sauvent des vies, préviennent des maladies et soulagent des souffrances. Et il ne faut jamais les arrêter sans précautions, ça peut être très dangereux. » Faire le ménage d’un pilulier, c’est un travail qui nécessite l’intervention d’un professionnel de la santé. Et l’expert du médicament, c’est le pharmacien.

L’actualité fait état de plusieurs expériences de déprescription qui ont connu des succès étonnants en CHSLD. Benoît Cossette, professeur de pharmacie à l’Université de Sherbrooke, qui a supervisé la partie pharmacologique de ces expériences, a lancé plusieurs autres initiatives pour essayer de rationaliser les ordonnances aux aînés en dehors des CHSLD. « Le plus important, c’est la coordination : il faut qu’il y ait une personne qui soit responsable d’avoir une vision d’ensemble des soins pharmaceutiques », explique-t-il. Cela peut sembler évident, mais ce n’est pas ainsi que le système fonctionne. Dans bien des cas, en effet, la polypharmacie d’un aîné résulte de ses consultations avec de multiples médecins, urgentistes, spécialistes et omnipraticiens, vus au fil du temps.

La pharmacienne propriétaire Judith Choquette estime que les médecins ont souvent une vue très partielle du dossier. « L’urgentiste se dit que le médecin de famille va régler le problème, parce qu’il connaît la personne ; le médecin de famille n’ose pas contester les ordonnances des spécialistes ; ces derniers voient chacun seulement une partie du problème », croit-elle.

Les pharmaciens pourraient en faire beaucoup plus pour optimiser l’ensemble de la médication du patient, car ils ont à la fois la vision globale du dossier et les compétences. Ce sont eux les véritables spécialistes des médicaments! Par exemple, si la revue de médicaments était remboursée aux patients – une demande que l’AQPP réitère depuis longtemps au gouvernement – on ferait de grands progrès à ce chapitre. Les économies engendrées par la déprescription couvriraient largement ce remboursement.
Certains prétendront que les pharmaciens propriétaires se tirent dans le pied en prônant une revue de médicaments qui risque de leur faire vendre moins de médicaments. C’est mal connaître la profession de pharmacien. La seule préoccupation du pharmacien demeure le mieux-être de ses patients.

Pour Yann Gosselin-Gaudreault, pharmacien propriétaire à Alma, ce n’est pas une question de prendre trop ou pas assez de médicaments; c’est plutôt une question de prendre les bons médicaments pour les bonnes raisons. Il faut évaluer le tout selon la qualité et non la quantité, dit-il. « Nous, les pharmaciens, nous sommes les spécialistes du médicament, donc c’est souvent en consultant le dossier ou, par exemple, lors du traitement d’une nouvelle prescription qu’on peut constater qu’un médicament devient inapproprié ou que le patient est victime d’une cascade médicamenteuse. On peut alors intervenir pour optimiser le traitement. »

M. Gosselin-Gaudreault déplore que les demandes de revue de médicaments ne soient pas fréquentes. « Peut-être est-ce en raison d’un manque d’information ou parce qu’au Québec, contrairement à d’autres provinces, passer en revue la liste des médicaments d’un patient n’est pas encore remboursé par le gouvernement… J’espère que, dans le futur, on percevra cette intervention à sa juste valeur et que les patients pourront être remboursés, » conclut-il.

Rappelez-vous que le pharmacien est le seul véritable spécialiste du médicament. N’hésitez jamais à demander son avis si vous éprouvez des problèmes liés à la prise simultanée de multiples médicaments. Il saura vous conseiller adéquatement, car son rôle est d’optimiser votre traitement médicamenteux afin de favoriser votre bien-être.

]]>
http://www.monpharmacien.ca/limportance-des-conseils-de-votre-pharmacien-sur-les-medicaments/feed 0
Que se cache-t-il derrière vos médicaments? http://www.monpharmacien.ca/que-se-cache-t-il-derriere-vos-medicaments http://www.monpharmacien.ca/que-se-cache-t-il-derriere-vos-medicaments#respond Fri, 29 Mar 2019 12:30:45 +0000 http://www.monpharmacien.ca/?p=3570 Vos visites ponctuelles chez votre pharmacien se ressemblent probablement beaucoup d’une fois à l’autre. Vous arrivez au comptoir, présentez votre ordonnance, puis attendez de recevoir votre médicament des mains du pharmacien. Mais que fait le pharmacien pendant ce temps?

Nous avons demandé au pharmacien Jean-François Giguère, de la pharmacie Pascale Arsenault et Jean-François Giguère inc. à Trois-Rivières, de nous éclairer sur le sujet.

« Quand je me retire dans mon officine, je procède avant tout à l’analyse du dossier pharmacologique du patient. Il s’agit là d’une partie très importante, bien qu’invisible, du travail du pharmacien. En effet, je dois étudier minutieusement le dossier de chaque patient afin de m’assurer de la pertinence de l’ordonnance, en tenant compte de possibles interactions entre différents médicaments pris par le patient. Cette étape de mon travail est d’une importance cruciale pour assurer l’efficacité optimale du traitement et prévenir les effets indésirables. Il faut savoir que certains mélanges sont contre-indiqués et pourraient entraîner des effets susceptibles de forcer le patient à recourir à la seconde ligne de soins ou à une option encore moins souhaitable : l’urgence de l’hôpital.

À chaque fois que je prépare les médicaments prescrits par le médecin, j’engage ma responsabilité professionnelle, et je suis responsable jusqu’à la fin du traitement. C’est dire à quel point servir un médicament n’est pas un acte banal!

Par ailleurs, un des gestes les moins connus et les plus bénéfiques posés par le pharmacien est la revue de médication, selon M. Giguère. « Il s’agit en fait d’effectuer une révision globale de tous les problèmes de santé du patient et de tous les médicaments qu’il prend. L’objectif est de m’assurer que les médicaments pris pour traiter un problème spécifique n’aient pas comme effet d’exacerber potentiellement d’autres problèmes que peut vivre le patient. Sans compter que l’effet d’un médicament peut varier dans le temps et se solder par davantage de problèmes que de bénéfices. »

Tout ce travail d’une importance capitale n’est souvent pas visible pour le patient. Selon M. Giguère, il n’en demeure pas moins essentiel pour le bien-être et la sécurité des patients. « Il faut choisir son pharmacien en fonction de la qualité du service qu’il vous offre. Si votre visite en pharmacie vous semble trop expéditive, prenez le temps de poser des questions pour bien comprendre le traitement proposé et obtenir toute l’information nécessaire à votre paix d’esprit, » de conclure ce pharmacien.

*Jean-François Giguère, pharmacien propriétaire

Récipiendaire du Prix AQPP d’excellence en pharmacie 2018 – Pharmacien-propriétaire de la rélève

]]>
http://www.monpharmacien.ca/que-se-cache-t-il-derriere-vos-medicaments/feed 0
«Je suis pharmacienne dans l’âme», affirme Josée Marion, pharmacienne propriétaire http://www.monpharmacien.ca/je-suis-pharmacienne-dans-lame-dit-josee-marion-pharmacienne-proprietaire http://www.monpharmacien.ca/je-suis-pharmacienne-dans-lame-dit-josee-marion-pharmacienne-proprietaire#respond Fri, 08 Mar 2019 16:27:42 +0000 http://www.monpharmacien.ca/?p=3512 Josée Marion est passionnée par la profession qu’elle pratique depuis plus de 30 ans. Elle a choisi ce métier pour pouvoir aider les gens, les écouter, les encourager, et surtout «leur permettre de comprendre leur maladie et l’accepter pour qu’ils continuent à vivre une vie épanouie».

Diplômée en 1987, elle a travaillé comme pharmacienne salariée pendant trois ans avant d’ouvrir sa propre pharmacie avec son conjoint, à Notre-Dame-des-Prairies, dans la région de Lanaudière. À ses débuts, Mme Marion s’occupait principalement du laboratoire, mais après le décès de son conjoint elle a pris en charge la gestion complète de la pharmacie. Elle s’est dite satisfaite de pouvoir exercer une profession qui lui permet de porter « deux chapeaux » : celui de femme entrepreneure et celui de pharmacienne. Son secret pour bien concilier les deux rôles est de déléguer. « Au début, on n’a pas le choix de mettre beaucoup d’efforts, mais après ça, de s’entourer de personnes de confiance, c’est ce qui est la clé du succès. »

Nouveaux services pour la communauté

Josée Marion est aussi sensible au besoin de ses patients. Depuis quatre ans, sa pharmacie offre gratuitement un service de conseils en allaitement . « Ce n’est pas facile d’allaiter, donc je voulais offrir ce service-là aux petites mamans qui désirent le faire et qui désirent avoir des outils d’une bonne marraine pour les aider dans une période qui n’est pas nécessairement toujours facile », indique Mme Marion. Récemment, sa pharmacie a été invitée à faire partie de « La route du lait » de Lanaudière, une initiative de l’organisme Nourri-Source, qui regroupe des établissements offrant aux mères un endroit favorable pour allaiter leurs enfants.

De plus, une partie de son équipe a été formée cette année, afin de mieux servir les aidants naturels – les gens qui s’occupent d’un proche malade et qui vont chercher leurs médicaments à la pharmacie. « On a nos patients palliatifs et tout ça, mais les aidants naturels, eux autres aussi ont besoin d’une écoute, on leur donne des trousses, des outils, des ressources pour quand ils ont besoin d’aide. Ça, je pense que c’est un petit plus à donner à la population aussi », explique Mme Marion.

Encourager les études

La pharmacienne est aussi à l’écoute des besoins de son équipe qu’elle encourage à poursuivre des études en aménageant un horaire de travail flexible. Avec son appui, deux jeunes étudiantes, qui étaient caissières à la pharmacie, ont poursuivi leurs études en Assistance technique en pharmacie (ATP) et elles ont obtenu par la suite leur diplôme de pharmacienne. Un autre employé qui occupait un poste d’ATP est devenu pharmacien. Tous les trois travaillent encore dans la pharmacie de Josée Marion, qui a été certifiée par OSER-JEUNES pour ses efforts dans la promotion de l’éducation des jeunes. « On est une entreprise qui promouvons qu’on peut combiner les études et le travail à temps partiel (…) et qu’on est là pour les aider et les supporter aussi dans leurs études », dit Josée Marion.

Engagée dans sa communauté

Impliquée dans plusieurs causes touchant la communauté où elle travaille, Josée Marion s’est récemment engagée à amasser des dons auprès d’autres pharmacies pour l’achat d’équipements ophtalmologiques pour des patients diabétiques du Centre hospitalier régional de Lanaudière. Elle participe depuis plus de 10 ans à la marche Relais pour la vie; un événement pour soutenir les personnes atteintes de cancer, après qu’elle-même a été atteinte d’un cancer du sein. Aujourd’hui, sa pharmacie contribue à l’événement à travers des dons et une partie de l’équipe marche toutes les années pour soutenir la cause.

« Je m’implique le plus possible parce que la vie m’a choyée. Je me dis toujours que j’ai eu le talent de faire ce cours universitaire là, j’ai eu la chance de partir ma propre entreprise, et que ça a bien été. Donc, j’ai été choyée par la vie et je pense que c’est la moindre des choses de redonner aux gens », souligne Mme Marion.

]]>
http://www.monpharmacien.ca/je-suis-pharmacienne-dans-lame-dit-josee-marion-pharmacienne-proprietaire/feed 0
Les préparations magistrales : à quoi ça sert? http://www.monpharmacien.ca/les-preparations-magistrales-a-quoi-ca-sert http://www.monpharmacien.ca/les-preparations-magistrales-a-quoi-ca-sert#respond Thu, 14 Feb 2019 18:49:55 +0000 http://www.monpharmacien.ca/?p=3480 On entend de plus en plus parler des préparations pharmaceutiques dites « magistrales » réalisées par certains pharmaciens. Plusieurs personnes se demandent en quoi ces préparations diffèrent des médicaments commercialisés par les compagnies pharmaceutiques et si elles sont plus efficaces que les médicaments distribués sous des marques commerciales. Le pharmacien Hubert Zakrzewski-Jakubiak, propriétaire de deux pharmacies situées dans l’ouest de l’île de Montréal, a eu la gentillesse de nous éclairer à ce sujet.

Qu’est-ce qu’une magistrale?

Les préparations magistrales sont en fait une recette médicamenteuse que le pharmacien prépare à partir de l’ordonnance (la prescription) du médecin afin de produire une thérapie ciblée et bien spécifique à un patient. Le pharmacien a recours à la préparation magistrale pour fabriquer un médicament qui n’est pas disponible commercialement ou en rupture de stock. De façon générale, il ne s’agit donc pas d’une solution de rechange aux médicaments commercialisés, mais bien d’une préparation qui ne serait autrement pas accessible au patient au dosage requis ou sous la forme pharmaceutique correspondant à ses besoins. Les préparations magistrales se présentent le plus souvent sous forme de crème, de lotion, d’onguent ou de suppositoire.

Un savoir-faire propre au pharmacien

Voilà qui met en lumière le savoir-faire unique du pharmacien, car la préparation magistrale est bel et bien un médicament. À ce titre, elle exige une minutie extrême et des connaissances qui sont propres au pharmacien. « Le médicament qui résulte de la préparation magistrale doit respecter un dosage très précis, car on l’utilise pour traiter une condition médicale très précise chez un seul individu », explique M. Zakrzewski-Jakubiak.

Où sont préparées les magistrales?

Toutes les pharmacies du Québec peuvent servir une préparation magistrale à leurs patients, mais la préparation n’est pas toujours confectionnée sur place. Si la pharmacie ne possède pas l’équipement spécialisé ou les installations nécessaires, le pharmacien peut avoir recours à une pharmacie spécialisée dans la confection de ces préparations. La pharmacie préparatrice remettra alors la préparation magistrale au pharmacien responsable du patient qui, lui, la remettra par la suite à son patient.

L’optimisation du médicament en fonction de la condition du patient

Grâce à ses connaissances uniques, aux renseignements dont il dispose sur le patient et aux échanges qu’il établit directement avec lui, le pharmacien peut également conseiller le médecin sur la pertinence d’utiliser une préparation magistrale plutôt qu’un médicament commercial en fonction de diverses considérations touchant, par exemple, la disponibilité d’un médicament, l’adéquation du médicament à l’état du patient ou les effets possibles de certaines interactions médicamenteuses.

« Le grand avantage de la préparation magistrale est d’optimiser la composition du médicament en fonction de la condition spécifique d’un patient, ajoute M. Zakrzewski-Jakubiak. Parfois, certains médicaments ne sont pas disponibles commercialement avec la concentration idéale pour un patient donné. À ce moment, on peut fabriquer le médicament possédant la bonne concentration. Chaque condition est unique et on essaie toujours d’optimiser le traitement pour chaque patient. »

Comme vous le constatez, l’expertise du pharmacien va bien au-delà de la distribution. C’est le seul spécialiste du médicament. N’hésitez jamais à lui demander conseil sur la meilleure façon d’optimiser votre traitement.

]]> http://www.monpharmacien.ca/les-preparations-magistrales-a-quoi-ca-sert/feed 0 Traitement pour les maladies mentales : le pharmacien peut être votre meilleur allié http://www.monpharmacien.ca/traitement-pour-les-maladies-mentales-le-pharmacien-peut-etre-votre-meilleur-allie http://www.monpharmacien.ca/traitement-pour-les-maladies-mentales-le-pharmacien-peut-etre-votre-meilleur-allie#respond Mon, 04 Feb 2019 17:51:41 +0000 http://www.monpharmacien.ca/?p=3462 Un Québécois sur cinq sera aux prises avec une maladie mentale au cours de sa vie. Recevoir le diagnostic constitue souvent un choc et une épreuve difficile sur le plan humain. Le patient a besoin d’un soutien qui lui permettra de traverser cette période plus difficile le plus sereinement possible. Le pharmacien peut avoir une contribution cruciale en ce qui a trait à l’adhésion au traitement et à sa continuité.

La pharmacienne Kim Blanchette, propriétaire d’une pharmacie à Amos, explique que quand les patients se rendent à la pharmacie avec la prescription, ils ont souvent beaucoup d’appréhension et ils ne sont jamais certains s’ils vont ou non prendre le traitement. « C’est là que le pharmacien doit interagir rapidement avec eux », explique Mme Blanchette. Le lien de confiance avec le patient aide aussi à nuancer son jugement et à le rassurer sur l’importance du traitement. « J’essaie toujours de mettre le patient à l’aise et de le rassurer “Il n’y a pas de jugement ici. Vous êtes ici parce que vous faites la bonne chose, vous prenez le temps pour vous aider vous-même”. »

Le lien de proximité avec le patient permet aussi au pharmacien de détecter des cas plus délicats et d’offrir un conseil personnalisé selon chaque cas. Kim Blanchette raconte l’anecdote d’une patiente qui s’est présentée dans sa pharmacie avec une prescription pour un antidépresseur un soir de grand achalandage. Voyant la détresse sur le visage de la personne, Mme Blanchette lui a suggéré de revenir le samedi en prévoyant au moins 30 minutes pour parler de son état de santé. Une petite demi-heure qui a fait toute la différence, selon la pharmacienne. « Ça fait déjà six mois et la dame va vraiment beaucoup, beaucoup mieux, elle a le sourire quand elle vient à la pharmacie, on a développé un bon lien de confiance ensemble. »

Le rôle-conseil est aussi décisif au cours des premières étapes du traitement de la maladie mentale, car ses effets ne sont pas instantanés. Il arrive même que les effets secondaires de certains antidépresseurs se manifestent avant les effets bénéfiques, entraînant de l’anxiété ou des doutes chez le patient. « C’est sûr que c’est décourageant, si les patients ne vont pas bien, ils ont hâte d’aller mieux, le pharmacien sera donc là pour les rassurer, pour leur dire si les effets secondaires ressentis sont normaux ou non, si le traitement doit être poursuivi tel quel ou s’il doit être ajusté », ajoute Mme Blanchette.

Le pharmacien peut, au besoin, suggérer certains ajustements à la médication ou proposer d’utiliser une molécule différente afin d’optimiser le traitement et de favoriser un rétablissement plus rapide du patient. De plus, le contact étroit avec le patient permet au pharmacien d’aller plus loin en matière de conseils en santé. C’est le cas de la patiente de Mme Blanchette. « Elle a d’autres soucis de santé, donc on est même rendu à un arrêt tabagique, ce qu’on n’aurait jamais pensé faire, parce qu’on a développé une relation de confiance, parce qu’on s’occupe de sa santé », dit la pharmacienne.

]]> http://www.monpharmacien.ca/traitement-pour-les-maladies-mentales-le-pharmacien-peut-etre-votre-meilleur-allie/feed 0 Mieux comprendre les médicaments en vente libre http://www.monpharmacien.ca/mieux-comprendre-les-medicaments-en-vente-libre-2 http://www.monpharmacien.ca/mieux-comprendre-les-medicaments-en-vente-libre-2#respond Fri, 11 Jan 2019 18:24:12 +0000 http://www.monpharmacien.ca/?p=3436 La plupart des médicaments que vous consommez sont des médicaments en vente libre, c’est-à-dire des produits ne requérant aucune ordonnance et se trouvant sur les tablettes de votre pharmacie : médicaments pour le rhume ou la grippe, ibuprofène, acétaminophène, antihistaminiques, etc.

Les médicaments en vente libre ne sont pas inoffensifs

Même si vous pouvez acheter ces produits sans prescription, les médicaments en vente libre ne sont pas inoffensifs pour autant. En effet ils peuvent parfois interagir avec vos médicaments habituels ou être contre-indiqués avec certaines de vos maladies. Finalement, plusieurs produits contiennent souvent le même ingrédient, par exemple les médicaments contre le rhume renferment régulièrement de l’acétaminophène (Tylenol ©), et la combinaison de plusieurs produits pourrait mener à un surdosage.

Les exceptions

Certains médicaments en vente libre ne requièrent pas une prescription de votre médecin, mais se retrouvent tout de même à l’intérieur du laboratoire du pharmacien, qui n’est pas accessible au public : le Gravolmd est l’exemple le plus connu. Afin de vous les procurer, vous devez en faire la demande à votre pharmacien qui :

  • Inscrira cette vente à votre dossier patient
  • Procédera à l’analyse de votre dossier afin que ce produit ne soit pas contre-indiqué pour vous.
  • Vous communiquera les conseils appropriés au bon usage de ce médicament

Ce qu’il faut retenir

Même pour des médicaments en vente libre, il est important de respecter les conditions d’utilisation et de demander à votre pharmacien si ce produit est approprié pour votre problème de santé.

]]>
http://www.monpharmacien.ca/mieux-comprendre-les-medicaments-en-vente-libre-2/feed 0