Le projet de loi 31, déposé à l’Assemblée nationale par la ministre de la Santé et des Services sociaux, Mme Danielle McCann, présenté en juin dernier et qui porte sur l’ajout de nouveaux actes pouvant être exécutés par les pharmaciens, est maintenant adopté et plusieurs mesures sont déjà en vigueur.

Ajout d’activités cliniques pour les pharmaciens

Cette loi apporte des modifications visant à ajouter des activités cliniques aux pharmaciens dans le cadre de l’exercice de la pharmacie.

La loi prévoit ainsi que, dans certains cas ou suivant des conditions et modalités déterminées par règlement, les pharmaciens pourront :

  1. Prescrire et administrer des vaccins et, en situation d’urgence, certains autres médicaments;
  2. Prescrire tous les médicaments en vente libre;
  3. Administrer un médicament par voie intranasale;
  4. Ajuster ou prolonger les ordonnances de tous les prescripteurs, non seulement celles des médecins;
  5. Cesser une thérapie médicamenteuse selon une ordonnance ou à la suite d’une consultation effectuée à la demande d’un prescripteur;
  6. Substituer au médicament prescrit un autre médicament, même s’il n’appartient pas à la même sous-classe thérapeutique;
  7. Prescrire et interpréter non seulement des analyses de laboratoire, mais tout autre test, aux fins du suivi de la thérapie médicamenteuse;
  8. Effectuer un prélèvement en introduisant un instrument dans le pharynx.

Enfin, la loi prévoit que les pharmaciens pourront évaluer la condition physique et mentale d’une personne dans le but d’assurer l’usage approprié des médicaments.

Dès maintenant, les pharmaciens seront en mesure d’effectuer des activités comme : 

  1. Prescrire et administrer des vaccins et, en situation d’urgence, certains autres médicaments;
  2. Prescrire un médicament de vente libre lorsque la situation clinique du patient ou toute autre circonstance le justifie;
  3. Effectuer un prélèvement en introduisant un instrument dans le pharynx.

En attente de plusieurs autres modalités

Plusieurs modalités restent à suivre et nous devrons attendre le dépôt des règlements pour connaître le réel impact que la loi aura sur l’accès aux soins de première ligne et sur la pratique de la pharmacie communautaire.

Toutefois, l’ensemble des services cliniques prévus au projet de loi 31 n’ont pas été exemptés de frais de franchise et de coassurance perçus pour le gouvernement. Les pharmaciens propriétaires déplorent ardemment le fait d’exiger du patient une contribution monétaire pour un service clinique gratuit ailleurs dans le système de santé, car cela constitue un frein majeur à l’utilisation des services cliniques en pharmacie.

Pour l’instant, seuls les services de vaccination prévus au Programme québécois d’immunisation seront sans frais pour les patients répondant aux critères.

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