Le ministère de la Santé et des Services sociaux a d’ailleurs reconnu en 2017 que le modèle actuel n’est plus adapté au contexte de la pharmacie communautaire et qu’il mérite une refonte, alors qu’il est inchangé depuis 1972.

Un potentiel à exploiter

Le pharmacien occupe aujourd’hui une place prépondérante dans le système de santé, particulièrement dans les régions où l’accès aux services médicaux est limité. L’évolution de sa pratique a amené le pharmacien à passer de distributeur de médicaments à professionnel de la santé effectuant davantage d’activités cliniques. Grâce aux capacités des pharmaciens et aux 2000 points d’accès qu’offre le réseau de pharmacies communautaires à travers le Québec, il est clair que les pharmaciens peuvent en faire davantage pour désengorger le système de santé. Toutefois, le modèle de rémunération en place freine l’épanouissement de la profession, et prive les patients de services utiles.

Pour un meilleur accès en 1re ligne de soins

En déterminant les honoraires en fonction de la complexité et de l’intensité des services rendus, plutôt qu’uniquement en fonction de la distribution, on fournirait aux pharmaciens les moyens d’aider davantage leurs patients.

Nous sensibilisons par ailleurs le gouvernement au frein que représentent les frais de franchise et de coassurance imposés aux patients sur les activités cliniques réalisées en pharmacie, alors que ces activités sont gratuites lorsqu’elles sont effectuées ailleurs dans le système de la santé. Cette pratique a un impact direct sur l’accès des patients à la première ligne de soins.

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